SimpleViewer requires JavaScript and the Flash Player. Get Flash.

Rénovation écologique de deux maisons de pêcheur à Belz – en cours (chantier)

Un vieux mur pompe naturellement l’humidité du sol par sa base. Elle migre par son centre vers le haut jusqu’à un certain niveau maximum, ou elle rejoint les parois interne et externe, puis se vaporise. C’est le fonctionnement NORMAL d’un mur de ce type. L’intérêt est aussi que le mur va pomper l’humidité de l’air intérieur en hiver : en passant de l’état gazeux (vapeur) à l’état liquide, l’eau dégagera de la chaleur, et augmenter un peu le R du mur. En été, ce sera le contraire, l’eau contenue dans le mur va se re-vaporiser, en absorbant la chaleur contenue dans l’air à la surface de ses parois, ce qui a pour conséquence de rafraîchir l’air intérieur.
Bloquer tous ces processus, d’une manière ou d’une autre, engendre des problèmes.
La stratégie mise en place pour cette rénovation est de retirer tout les éléments (principalement à base de ciment) des précédentes rénovations qui empêchent le bâtiment de « respirer » et respecter quelques règles pour la rénovation :
- ne pas utiliser de fibres minérales, trop sensibles à l’eau, et dont le pouvoir isolant chute dès qu’elles contiennent trop d’eau, liquide ou gazeuse.
- ne jamais créer de lame d’air, et toujours respecter la continuité de la capillarité.
- les vieux murs pompant l’eau depuis le sol, il faut utiliser des isolants plutôt denses et végétaux, plaqués directement sur les murs, sans lame d’air, ne se tassant pas, et permettant de conserver la capillarité.
- sur la face externe, enlever impitoyablement tout enduit, crépi ou revêtement contenant du ciment, un hydrofuge, ou une peinture étanchéifiante.